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° QUELQUES CONSEILS POUR NE PAS PERDRE SON ENFANT DANS UNE FOULE

 


 
 Parlez à votre enfant de l’importance de rester avec vous dans les lieux publics, et très proche de vous dans les endroits bondés.

• Assurez-vous que votre enfant comprenne bien qu’il ne doit jamais s’éloigner sans vous donner les renseignements de base (où il a l’intention d’aller, avec qui, pour combien de temps…).

• Si vous emmenez un groupe d’enfants, assurez-vous de pouvoir compter sur un nombre suffisant d’adultespour exercer la surveillance adéquate.

• Conservez une photo récente de votre enfant dans votre portefeuille ou MIEUX : si vous avez un téléphone cellulaire,  photographiez votre enfant en arrivant, afin d’avoir une image de votre enfant le jour-même, avec les vêtements du jour, cela facilitera les recherches si vous êtes séparés.

• Ne lui faites pas porter des vêtements avec son nom inscrit, car une personne pourrait se servir de cette information pour lui faire croire qu’elle le connaît.

• Expliquer à votre enfant vos attentes ainsi que les règles de sécurité à respecter. Prévoyez un plan au cas où vous seriez séparés

Dites à votre enfant de crier votre nom s’il se trouve séparé de vous ou s’il se perd.
 Fixez un point de rencontre au cas où vous vous perdriez de vue. Choisissez un endroit visible, et faites bien comprendre à votre enfant qu’il doit demeurer à cet endroit, quoi qu’il advienne.

 S’il n’est pas possible de le faire car votre enfant est trop jeune, dites à votre enfant de s’asseoir et de vous attendre sans bouger jusqu’à ce que vous veniez le chercher.

 Dites à votre enfant de crier « Papa » ou « Maman », et de refuser de partir si quelqu’un essaie de l’emmener. 

 Une autre possibilité est de dire à un jeune enfant, s’il se perd, d’aller voir une autre maman avec des enfants et lui demander son aide (il est plus facile pour un enfant de repérer une maman qu’une personne en situation d’autorité).

• Renseignez-vous s’il existe un service d’aide pour les enfants perdus sur le lieu de la manifestation et notez les coordonnées de ce dispositif (téléphone, emplacement)

• Ecrivez votre numéro de portable sur une étiquette que vous apposerez sur votre enfant.

• Si votre enfant a du mal à communiquer en état de détresse ou en général, vous pouvez vous procurer unbracelet d’alerte médicale à porter tout le temps, ou alors une carte expliquant ses troubles de communication, indiquant votre numéro de téléphone portable. Votre enfant la porterait toujours sur lui. 
Expliquez lui à qui la présenter et dans quelles circonstances.
 
Si vous devez vous plonger dans une foule, une possibilité est de lui offrir un ballon gonflable de couleur que vous accrocherez à son poignet 

 Dans un endroit bondé, ne pas lui lâcher la main.

 Criez le prénom de votre enfant si vous le perdez de vue.

 Dans un endroit bruyant, mettez votre téléphone en mode vibration!
 
HES-SO Valais Wallis




 

° Comment apprendre la politesse aux enfants sans se crisper?

 

15 octobre 2013

“Dis bonjour !” “Et le mot magique ?”… Ces rappels à l’ordre émaillent nos relations avec nos enfants. Qu’il semble long, l’apprentissage de la politesse ! Et que de gêne et de tensions il génère, chez les petits comme chez les grands ! Y a-t-il d’autres façons de l’envisager ?

Un problème pour les adultes

De la honte ! Voilà ce que je ne peux m'empêcher d'éprouver quand défilent devant moi, tout sourire, les trois enfants de nos invités, qui lancent un franc et tonitruant “Bonjour madame !” en me tendant leur joue. Cachée dans mon dos, ma grande fille de 5 ans regarde les arrivants par en dessous sans décrocher un mot. Et moi, embarrassée, de chercher des explications alambiquées à son comportement.

Mais cette honte récurrente fait pendant à une autre gêne. Celle que j'éprouve en repensant à une scène pénible : un sermon asséné par un père à sa fille qui n'avait pas salué un grand-oncle en le regardant dans les yeux. Tenant fermement la petite par le bras, devant le vieux monsieur très gêné, le père avait attendu qu'elle s'exécute, les yeux pleins de larmes, avant de l'envoyer au lit.

Quoi, l'apprentissage de nos conventions sociales passerait donc par l'humiliation ? Mon passé d'enfant timide en mémoire, je ne peux m'y résoudre. Un “merci” prononcé sous le regard foudroyant de sa mère exprime-t-il une vraie gratitude ou simplement la crainte d'être grondé ? Un “mot magique” extorqué par chantage (“Tu n'auras pas le bonbon”) est-il satisfaisant ?

Je préfère encore prendre patience et vivre avec ma petite honte. Et puis, quel adulte se formalise vraiment lorsqu'un petit ne lui dit pas bonjour ? Finalement, il n'y a que les parents qui sont gênés !

L’enfant s’exprime autrement

Enfin dimanche ! Martin, 3 ans, rejoint ses parents à la table du petit-déjeuner. Tout heureux à l'idée de passer la journée avec eux, il s'écrie : “Mmm, je veux un grand bol de chocolat !” “Qu'est-ce qu'on dit ?” lui réplique son père sèchement, sans voir le sourire s'éteindre sur le visage de son fils.

Pourtant, dans la phrase et l'attitude du petit, la joie d'être ensemble s'exprimait très clairement. Et n'est-ce pas à cela que servent les mots “bonjour”, “merci”, “s'il te plaît” ? À dire à l'autre : “Tu es là, je t'ai vu, tu ne m'es pas indifférent” ?

Il faut du temps pour que les enfants intègrent notre langage stéréotypé. Le leur est d'abord très corporel. Ainsi, aux parents qui reprennent leurs petits écoliers d'un “tu dis bonjour à la maîtresse”, Lucie Lagardette, enseignante de petite section, répond : “Il m'a dit bonjour avec les yeux, je l'ai vu.”

Oui, les yeux, les sourires, les gestes en disent beaucoup. Un enfant qui serre de joie le cadeau déballé le jour de son anniversaire manifeste son émotion avec beaucoup plus de force qu'un “chien savant” (le terme est de Françoise Dolto !) qui va docilement prononcer son “merci”.

L’enfant est sincère

Il faut le reconnaître, parfois, ni les yeux, ni les gestes ne viennent compenser l'absence de salut. Votre enfant ne dit pas bonjour, ni de la voix ni du corps ! Pourquoi ? Parce que, répondait déjà Françoise Dolto en 1946, “un enfant est beaucoup plus sincère que nous. Pour nous, dire ‘bonjour’ n'a aucune valeur affective, de même que dire ‘pardon’. Qui de nous n'a pas dit ‘pardon’ en se cognant à un réverbère ?

Pour l'enfant, les mots ont leur sens plein. Il a raison – instinctivement parlant – de ne pas dire ‘bonjour’ à un être qui lui est indifférent.” Il choisit !

Les personnes qu'aime l'enfant vont être saluées d'une façon ou d'une autre, mais les autres… non. En grandissant, il va devenir un être social et comprendre peu à peu à quoi servent ces petits mots facilitateurs, et nous imiter en distribuant bonjours, mercis et pardons, de façon réflexe.

Le cas du bisou…

En France, on aime les bisous ! À la sortie de l'école, il n'est pas rare que les adultes se saluent d'un simple bonjour, alors qu'ils vont faire des bises aux enfants, qui s'y plient avec plus ou moins de bonne volonté. Cela vaut le coup de s'interroger sur cette pratique.

Avoir un contact physique avec quelqu'un qu'on ne connaît pas tellement, ce n'est pas agréable, surtout quand, comme les enfants, on n'a pas intégré cette convention sociale bien française de la bise – deux, trois ou quatre ? Il n'y a qu'à penser à la gêne des touristes étrangers à qui l'on tend une joue pour se rendre compte que ce n'est pas rien.

Pour la politesse, apprenons la patience !

Ne nous méprenons pas, je préférerais bien sûr que ma fille dise spontanément bonjour et merci ! À plusieurs reprises, nous lui avons expliqué pourquoi cela avait de l'importance pour nous. Mais ces leçons ont surtout eu l'effet désastreux de souligner notre attente et notre crispation. Un cercle vicieux !

Nous tablons bien sûr sur l'exemplarité – vous ai-je dit que je suis extrêmement courtoise ? – et ne manquons pas de nous remercier les uns les autres pour les moindres attentions, même celles qui semblent aller de soi : merci d'avoir mis la table, préparé le repas, rangé le salon… Et puis n'oublions pas de saisir les occasions pour développer ces mots trop familiers.

Plutôt qu'un bref “merci”, prononcer une phrase entière : “Tu m'as rendu service en rangeant les pinces à linge. Ça m'a beaucoup aidé.” Même “bonjour” se laisse traduire par “ça me fait plaisir de te voir !” Une manière de rappeler sans grands discours le vrai sens de ces mots. Une façon de cultiver en eux la vraie politesse, celle qui vient du cœur, et qui prend l'autre en considération.

Dressez l'oreille ! Vous verrez : les séances de déguisements, de dînette ou de marchande, prouvent bien que les conventions de politesse sont intégrées : “Bonjour madame, que voulez-vous manger ? Ah ! Merci bien, c'était succulent !”

Reste à attendre que la timidité et la fierté de ne pas céder aux attentes parentales baissent un peu la garde. Et puis rassurons-nous : les enfants sont bien plus polis quand nous ne sommes pas là pour l'être à leur place !

Anne Bideault, illustrations Pierre Fouillet
 

POURQUOI LES ENFANTS NOUS PIQUENT - ILS DES COLÈRES?


Mettre un enfant au monde, c'est une des choses les plus fantastiques qui soit. C'est vrai, si on met de côté les nuits hachées, avoir un bébé c'est juste magique. Ce petit être est si parfait, si beau, si merveilleux que cette petite boule de nous toute chaude et toute mignonne fait rayonner notre vie . Jusqu'à ce que bébé grandisse et arrive au cap fatidique des 2 ans. Et le cap des 2 ans, croyez-moi, ça ne pardonne pas!  

Comme si d'un coup, le poupon tout rose et tout mignon s'était transformé en une boule de colère, une véritable bombe nucléaire en culottes courtes dont il est impossible de savoir quand et pourquoi elle va exposer. Et d'un coup, ta vie de parents passe du mode " pays des bisounours" à " guerre du Golf "  tout net.   

Bébé- joli, jusqu'alors tellement gentil-mignon tout plein, se met à hurler, à crier, à pêter des cables et à se jeter par terre à la moindre contrariété.  C'est un changement radical qui, avouons - le, est parfois difficile à gérer et surtout à comprendre.  

C'est pourquoi aujourd'hui je me pose cette question si importante pour le bien psychologique de nombre de parents en détresse :  

Pourquoi les enfants nous piquent - ils des colères? 
  • Parce qu'ils ont décidé qu'ils veulent tout faire tout seul, mais en fait ne savent rien faire .Et du coup, ça les énerve. Imaginez un peu que vous vouliez boire et que vous ayez la psychomotirité d'un manchot empereur. Ben Vous auriez les nerfs. Et imaginez que, en plus, votre mère vous harcèle pour vous aider. Ben vous auriez encore plus les nerfs, et de légères envies de lui mettre un coup de boule.
  • Parce qu'ils veulent découvrir le monde. Mais qu'il y a une bande de cons qui les en empêche. Oui car à 2 ans, tout donne envie de toucher, de grimper, de goûter, de sentir. Et qu' à 2 ans on se fout royalement que mettre les doigts dans le caca, c'est pas propre, ou qu'on ne peut pas manger les croquettes du chien. Alors vivre avec cette bande de chieurs nommés " parents " qui passent le plus clair de leurs temps à dire " non" , " tu ne peux pas " , viens ici " , " ne fait pas ça" , Ben c'est la loose, et ça donne envie de hurler . 
  • Parce qu'ils veulent décider de tout . Ben oui, à 2 ans t'es presque un grand, alors tu veux gérer ta vie seul, et surtout, gérer la vie des autres. C'est toi qui décide, c'est toi le chef et c'est comme ça ! alors quand tu as prévu de te faire pêter de dragibus pour le diner et que maman te sert un filet de saumon vapeur et ses petits légumes, ben là tu comprends que elle, elle a pas encore bien intégré qui décide. Alors tu pêtes un bon câble pour lui faire comprendre qui est le chef ici . Nan mé oh ! 
  • Parce que le monde entier s'est ligué contre eux . Oui parce qu'il faut bien admettre que parfois, le monde qui entoure le petit enfant ne fait rien pour arranger l'histoire, hein : un chien qui ne veut pas l'approcher, le grand frère veut jouer avec lui ( ou qui ne veut pas jouer avec lui ) , une voiture qui n'est pas de sa couleur préféré, le chat qui ne se laisse pas torturer, une chaussette qui a une couture, son gobelet un peu trop à gauche ( ou à droite ) à son goût, sa maman qui chante, son yaourt à la fraise qui est à la fraise, son papa à de la barbe, ...Tant de choses et plus encore qui les rendent complètement dingue. Avouons que face à tant de contrariétés, on ne peut que comprendre....  ou pas en fait. Mais ne cherchez pas, le petit enfant de 2 ans n'a aucune logique.

Sur ces explications aussi joyeuses qu'inutiles qui, hélas, ne vous disent pas comment désamorcer la mine anti-personnelle en couche-coulotte qui squatte votre maison , je m'en vais faire comprendre à Monstrinette que non, on ne dessine pas au marqueur indélébile sur le parquet du salon.  
Par le blog des "Parents imparfaits"

Revue des risques que les parents font courir à leurs enfants en les exposant partout sur le web

Deux tiers des parents postent des photos de leurs bébés seulement 60 minutes après leur naissance. Au-delà de la simple photo de famille, les enfants y posent souvent comme des minis-stars : c'est le phénomène des enfants modèles du web. Pourtant, les problèmes que cela pourraient leur causer en grandissant sont nombreux.

 

Ces images sont des projections des parents dans l’enfant. Crédit DR

Atlantico : Apparaît depuis quelques temps un phénomène d'"enfants modèles du web", souvent âgés de moins de 6 ans, que les parents les prennent en photo - toujours très stylisés - et les postent sur des sites spécialisés comme "children with swag". Pourquoi les parents ont-ils cette envie de vouloir afficher leurs progénitures sur le web ? Sont-ils utilisés comme un trophée marquant une appartenance sociale ? 

Nathalie Nadaud-Albertini : On est loin de la théâtralisation de l’enfance. Les enfants n’apparaissent pas avec des jouets ou leur doudou favori, ou dans une situation représentant des valeurs familiales (comme en train de faire un gâteau, quitte à exagérer le chocolat autour de la bouche ou sur les joues). Ici, ils sont mis en scène comme des mini-mannequins de magazine de mode ou comme des stars du showbiz en miniature, à la fois par leurs vêtements, leurs accessoires et leurs poses. En regardant les images, il est évident qu’aucun enfant aussi jeune n’aurait eu l’idée de poser ainsi. Ce qu’ils donnent à voir a été pensé par un adulte et n’a strictement rien de spontané. On leur demande d’être de mini-adultes. Parfois, les photos font se demander si elles n’ont pas été prises par des professionnels.

Ces images sont des projections de soi dans l’enfant dont la mise en scène dit : « j’ai bien intégré les codes de la mise en scène de soi valorisés par la société, puisque je suis capable de les faire reproduire à mon enfant ».  C’est une façon de se présenter comme appartenant à une catégorie sociale privilégiée et favorisée, et une mise en image de l’espoir que leur enfant en fera partie. On essaie de socialiser l’enfant selon des critères dont on pense qu’ils lui permettront d’avoir la vie que l’on prête aux personnes qui posent dans les magazines ou les pipoles en général.

Les enfants sont de plus en plus exposés : Facebook avant même la naissance, photos dès les premiers jours... Quels sont les risques pour eux ?

Le risque majeur est de se construire dès le plus jeune âge dans le regard de l’autre, en quêtant son approbation. Il est plus difficile de se construire comme une personne ayant sa propre personnalité, qui plaira à certains, mais déplaira à d’autres, de faire ses propres expériences. Autrement dit, le risque est d’avoir plus de difficulté à dire « je » et surtout « je suis moi, avec mes qualités et mes défauts, dans mes réussites comme dans mes échecs, et surtout dans mes choix personnels ».

En grandissant, quelles peuvent être les répercussions de ce phénomène sur ces enfants ?

Plusieurs répercussions possibles. Tout d’abord, ils n’ont pas donné leur consentement à la diffusion de ces photos et en grandissant d’avoir été exposé dans telle ou telle pose peut les gêner dans le métier qu’ils choisiront ou dans leur vie personnelle. En effet, leurs choix propres peuvent être très éloignés de ce que leurs parents ont projeté sur eux.

 

Ensuite, lorsque leur exposition va prendre fin, ils risquent de penser qu’ils ont fait quelque chose de mal et qu’il faut à présent les cacher, ou qu’ils n’ont plus (ou moins) de valeur aux yeux de leurs parents et des autres.

Qu’est-ce que cette tendance, ainsi que la mode « enfantine chic », révèle de notre société actuelle ? Les réseaux sociaux ont-ils amplifié ce phénomène ?

Cela montre que l’on demande à certains enfants d’être autre chose que des enfants : des mini-adultes. C’est-à-dire, à la fois un idéal de ce que leurs parents aimeraient être et aimeraient qu’ils deviennent. C’est aussi bien un surinvestissement qu’un travestissement de l’enfant.

Les réseaux sociaux contribuent au phénomène parce qu’ils permettent à tout un chacun de donner à voir son enfant sous tel ou tel jour. Mais le phénomène existait déjà avant. Quand les parents se vantent des résultats (scolaires, sportifs, artistiques etc.) de leurs enfants, ou de leur beauté, on est déjà dans la valorisation de soi à travers l’enfant.

Touchons-nous ici les limites de la société de l’image ?

Oui, parce qu’on est dans une exposition qui viole le libre-arbitre et le consentement(les enfants sont trop jeunes pour pouvoir le donner en pleine connaissance de cause). J’ai la réputation d’être plutôt tolérante vis-à-vis de la téléréalité qui est aussi une exposition des personnes. Mais la situation est différente : dans le cas de la téléréalité, les personnes sont suffisamment adultes pour prendre des décisions par elles-mêmes, elles savent à quoi elles s’engagent et peuvent se soustraire à l’exposition télévisuelle si elles le souhaitent et quand elles le souhaitent (elles peuvent quitter l’émission à tout moment).  

Propos recueillis par Manon Hombourger

 
 



° Le maquillage pour un enfant doit rester exceptionnel

 


Comment comprendre le désir des petites filles de devenir femmes de plus en plus tôt? 
Cela part d’une envie tout à fait naturelle d’imitation de ce qu’elles voient autour d’elles: leur mère, les chanteuses, les top models… Cependant, aujourd’hui, ce qui accélère ce mouvement, c’est le marketing. Les chaînes de télé, les magazines et les publicités ciblent les enfants de plus en plus jeunes. 

●Les garçons sont-ils aussi touchés? 
Oui, mais d’une façon différente. On commence à leur proposer des modèles de virilité comme les gangsters ou les rappeurs. A l’heure actuelle, les catalogues de vêtements pour enfants ne proposent plus de vêtements pour enfants. Mais des mini-habits pour adultes, des affaires ressemblant à celles des stars ou qui proviennent d’un film. 

●Quelles sont les dérives possibles de cette hypersexualisation des enfants? 
Le plus grand risque, c’est évidemment que certains adultes perçoivent ces enfants comme des objets sexuels. C’est pourquoi il est si dérangeant de voir des petites filles en bikini. On devrait laisser les enfants être des enfants. Ces filles peuvent en conséquence recevoir des signaux de la part d’adultes qu’elles ne sont pas à même de gérer. 

●Quels conseils donner aux parents? 
Les conseillers de Pro Juventute proposent aux parents de chercher le dialogue avec leur enfant, lui demander pourquoi il a envie de se maquiller ou de porter certains vêtements. 

●Peut-on dire à un enfant quel effet il peut créer sur un adulte? 
On peut le faire, mais c’est très délicat. Il ne faut pas que l’enfant se sente coupable, alors que le fautif serait l’adulte. 

●A partir de quel âge peut-on autoriser un enfant à se maquiller? 
Il ne faut pas interdire purement et simplement. On ne peut pas donner un âge. C’est un processus qui commence à partir du moment où l’enfant a manifesté son envie de se maquiller. A partir de là, on peut lui proposer un beau moment mère-fille où on maquille la petite fille légèrement, sans quitter la maison ensuite. Ou la maquiller pour une occasion particulière comme un mariage pour que cela reste quelque chose d’exceptionnel. 

LAURENT SÉDANO Expert en nouveaux médias chez Pro Juventute

° CE QU'UN ENFANT DE 4 ANS DEVRAIT SAVOIR

 

J'étais sur un site d'information pour parents récemment et j'ai lu un post d'une maman qui s'inquiétait que son enfant de 4 ans 1/2 ne connaisse pas assez de choses. "Qu'est-ce qu'un enfant de 4 ans devrait savoir ?" a-t-elle demandé.

La plupart des réponses m'ont non seulement attristée mais également ennuyée. Une maman a posté une liste de courses de toutes les choses que son fils savait faire. Compter jusqu'à 100, les planètes, comment écrire ses nom et prénom, etc. D'autres ont renchéri avec tout ce que leurs enfants savaient faire de plus, parmi lesquels certains n'avaient que 3 ans. Quelques un ont posté des liens vers des listes de ce qu'il fallait savoir à chaque âge. Bien moins nombreux ont été ceux qui disaient que chaque enfant se développe à son rythme et qu'il ne fallait pas s'en faire.
Cela m'a vraiment dérangé de voir ces mères répondre à une maman angoissée en ajoutant à ses soucis, avec une liste de tout ce que leurs enfants savaient faire et pas le sien. Nous sommes dans une culture si compétitive que même les enfants de maternelle sont devenus des trophées et des sujets de vantardise. L'enfance ne devrait pas être une course.

Je donne donc ici ma liste de ce qu'un enfant de 4 ans devrait savoir.

  1. Elle devrait savoir qu'elle est aimée, totalement et de manière inconditionnelle, tout le temps.
  2. Il devrait savoir qu'il est en sécurité et savoir comment se protéger en public, avec les autres et dans toutes sortes de situations. Il devrait savoir qu'il peut faire confiance à son instinct à propos des gens et qu'il n'est jamais obligé de faire quelque chose qui lui semble mal, peu importe qui le lui demande. Il devrait savoir quels sont ses droits, et que sa famille est prête à les défendre.
  3. Elle devrait savoir comment rire, faire l'andouille, être irresponsable et utiliser son imagination. Elle devrait savoir que ce n'est jamais un problème de peindre le ciel en orange et de mettre 6 pattes aux chats.
  4. Il devrait savoir quels sont ses propres centres d'intérêts et être encouragé à les suivre. S'il n'en a rien à faire d'apprendre à compter, ses parents devraient se rendre compte qu'il l'apprendra par mégarde bien assez tôt et le laisser se plonger dans les fusées, le dessin, les dinosaures et jouer dans la boue.
  5. Elle devrait savoir que le monde est magique et qu'elle aussi. Elle devrait savoir qu'elle est sensationnelle, brilllante, créative, compatissante et merveilleuse. Elle devrait savoir qu'il est tout aussi valable de passer la journée dehors à faire des bouquets de fleurs, des gâteaux de boue et des maisons de fées que de s'entraîner à déchiffrer. Non rayez ça - bien plus valable.

Mais plus important, voici ce que les parents devraient savoir.

  1. Que chaque enfant apprend à marcher, parler et calculer à son rythme et que ça n'aura pas d'incidence sur comment il marche, parle ou calcule.
  2. Que le seul bon indicateur sur sa future réussite scolaire c'est le fait de lire à ses enfants. Pas de cartes de révision, pas de livres scolaires, pas de maternelles huppées, pas de jeux clignotants ou d'ordinateurs, mais papa ou maman prenant le temps chaque jour ou soir (ou les deux !) de s'asseoir et leur lire des livres merveilleux.
  3. Qu'être le plus intelligent ou le plus talentueux des enfants de sa classe n'a jamais eu un quelconque lien avec être le plus heureux. Nous voulons tellement donner à nos enfants des chances en plus que nous leur donnons des vies aussi surchargées et stressantes que les nôtres. L'une des plus grandes chances que nous pouvons donner à nos enfants est une enfance simple et insouciante.
  4. Que nos enfants méritent d'être entourés de livres, de nature, d'art et d'avoir la liberté de les explorer. La plupart d'entre nous pourrait se débarasser de 90% des jouets de nos enfants et ils ne leur manqueraient pas, mais certaines choses sont importantes - des jeux de construction comme les Lego, des jeux créatifs comme tous types d'ustensiles artistiques (de bonne qualité), des instruments de musique (des vrais, et des multiculturels), des déguisements et des livres, des livres et encore des livres (d'ailleurs la plupart de ces objets peut être achetée pour pas cher dans des boutiques d'occasion). Ils ont besoin d'avoir la liberté d'expérimenter les choses aussi : de jouer avec des poignées de haricots secs dans la chaise haute (sous surveillance ben sûr), de pétrir du pain et d'en mettre partout, d'utiliser de la peinture de la pâte à modeler et des paillettes sur la table de la cuisine pendant qu'on prépare le dîner, même si ça s'éparpille, d'avoir un coin dans la cour où c'est tout à fait autorisé de virer toute l'herbe et faire un trou dans la terre.
  5. Que nos enfants on vraiment besoin de nous. Nous sommes devenus tellement forts pour dire qu'on a besoin de prendre soin de soi que certains d'entre nous le prennent comme une excuse pour laisser le reste du monde prendre soin de nos enfants. Oui nous avons tous besoin de prendre des bains tranquille, de temps avec nos amis, de pauses salutaires et d'une vie occasionnelle hors de la parentalité. Mais nous vivons à une époque où les magazines pour parents recommandent d'essayer de passer dix minutes par jour avec chaque enfant et de prévoir un samedi par mois comme moment en famille. Ce n'est pas normal ! Nos enfants n'ont et de loin pas autant besoin de consoles, ordinateurs, activités extra scolaires, leçons de danse, groupes de jeu et d'entrainement de foot qu'ils ont besoin de NOUS. Ils ont besoin de pères qui s'asseyent et les écoutent raconter leur journée, de mères qui les rejoignent et font du bricolage avec eux, de parents qui prennent le temps de leur lire des histoires et de faire les idiots avec eux. Ils ont besoin que nous marchions avec eux sans se préoccuper des 160,9m/h(*) de notre petit un soir de printemps. Ils méritent de nous aider à préparer le dîner même si ça prend deux fois plus de temps et demande deux fois plus de travail. Ils méritent de savoir qu'ils sont une priorité pour nous et que nous aimons vraiment être avec eux.


Voilà, c'est fini. Je dois dire que ce texte m'a marqué. Et du coup ce week-end Bulle a eu une quinzaine de pages d'Asterix en plus des histoires du soir. J'ai pris le temps d'écouter ce que Crème disait même si elle ne savait même pas elle-même ce qu'elle racontait et si elle me touchait le visage en même temps. J'ai joué au loto, au memory, au jeu du loup. J'ai joué du piano à un doigt avec Plume qui apprend sur le pot à ne pas massacrer leur piano. Nous sommes allés faire du vélo au parc, j'ai regardé un spectacle des filles et de leurs copains, les filles ont préparé la sauce des concombres, un clafoutis. Je ne dirai pas que j'ai fait des choses plus extraordinaires que d'habitude(**). on fait ces choses là régulièrement. La différence peut-être c'est que cette fois j'étais bien consciente de ma chance, et que j'en ai savouré chaque minute(***).

Edit : après avoir parcouru les commentaires, j'ai enfin trouvé le nom de l'auteure. Elle s'appelle Alicia Bayer et si vous n'avez pas peur de l'anglais et voulez découvrir le reste de son blog, il s'appelle magicalchildhood.

(*) merci à une lectrice qui n'a pas osé commenter publiquement pour relever l'erreur de traduction. Du coup j'ai mis la valeur exacte en système métrique de .1MpH (0,1 mile par heure). Na !
(**) enfin si les 15 pages d'Asterix ont déclenché un air mi-surpris mi-émerveillé de Bulle, indicateur d'un événement hors du commun
(***) enfin presque. Ce sont de vrais enfants tout de même, il y a des moments où ça chauffe un peu...

 

° DOCTEUR, MA FILLE M'A ENCORE FAIT UN DESSIN, AIDEZ-MOI!!

 

Si vous ne connaissez pas encore cela, c’est que votre enfant est encore trop petit. Lorsque leur vient, comme une fulgurance, l’envie de dessiner, plus rien ne les arrête. Il dégaine le feutre à la vitesse de la lumière pour noircir, rougir, orangir, bleuir des tonnes de papiers. Qu’importe le support pourvu qu’on ait l’ivresse, table, dessus de chaise, rideau, mur, canapé ou encore petit dernier feront très bien l’affaire. Qui a dit que l’enfant ne s’adaptait pas ?

A moins que ce ne soit nous…..

Les dessins, c’est formidable pour nous les parents. Le moindre gribouilli arrive à nous faire sourire, à nous attendrir. On garde tout ou presque. Que c’est bon ! sauf qu’on ne se doute pas qu’il peut y en avoir jusqu’à 10 par jour (multiplié par le coefficient d’enfants à la maison x par une région pluvieuse x damned ! on habite en appart) et ça peut vite devenir une usine à gaz.

Alors on se fait violence, on en déchire quelques uns en se disant que demain on ne s’en souviendra pas et que lui non plus.

NB : mettre bien au fond de la poubelle car c’est toujours dans ces cas là que votre petit, gentil, décidera de vider son assiette et là, c’est le drame.

Alors pour ne pas vous laisser dans la panade, votre enfant pleurant devant la poubelle par VOTRE faute, voici quelques solutions.

Je veux plus les voir !!

Armez vous d’un porte vue. Vous pourrez personnaliser la couverture et ranger vos dessins préférés qui ne s’abimeront pas. Vous pourrez le feuilleter avec votre enfant, il pourra le montrer à qui il veut et pourra voir ces progrès.

Bon, ok je veux bien les voir mais pas trop gros !

Vous avez envie de les accrocher mais la patafix vous fait de la peine quand elle dégouline, je comprends. Alors, selectionnez les plus beaux dessins, vous pouvez accorder les couleurs ou des thèmes, vous pouvez prendre une série (des fois, nos enfants sont des serials drawers), scanner et imprimer dans le format souhaité. Il n’y a plus qu’à découper et à mettre sous verre.

Arrête de pleurer, je te dis que je vais les encadrer !

Vous avez des cadres, vous avez des murs.

Vous avez des gosses, donc vous avez des dessins (hé oui).

Vous avez l’inspiration pour que cela aille ensemble mais une fois devant votre mur, l’hésitation vous envahit. Et si je faisais un trou dans mon mur pour rien… et si, après avoir fait plein de trous dans mon mur pour accrocher ses cadres, ça fasse plein de trous pour rien. AHHH mais quelle angoisse !

No Panic, voici les solutions pour ne pas faire de faute de goût.

 

Bon, celui là, je l’a-d-o-r-e !

Il y a un dessin sur lequel vous craquez littéralement, vous aimeriez le voir, le montrer car il vous réchauffe votre petit coeur de parent. J’ai encore une solution. Connaissez vous Madame Pop and Kids ? Une super équipe qui se plie en quatre pour que tout le monde soit content. Vous leur envoyez le dessin, une graphiste met sa touche pour que tout devienne très attrayant et vous pouvez l’imprimer sur le support que vous voulez et il y a du choix.

 

Madame Pop and Kids, elles assurent !

Les dessins et les photos sont le reflet de l’instant présent. Si vous les accrochez, pensez aussi à les changer. Vous montrez ainsi à votre enfant que vous faites attention à ses progrès, à ses œuvres. C’est aussi pour nous, parents, une façon d’accepter que notre petit devienne grand.

Si cette article vous a plu, vous a fait rire, vous a informé, partagez le et n’hésitez pas à faire vos commentaires pour me dire ce que vous faites des dessins de vos petits.

A bientôt

Christelle de Pitili

° L'EPUISEMENT MATERNEL

 
 
 
 
 
 
 

Le burn out n'est pas uniquement réservé à la sphère professionnelle. Les mères sont aussi concernées par ce fléau. Fatigue, surmenage, dépression... pourquoi les mères craquent et comment les aider ?

Candice Satara-Bartko  - 25 septembre 2013

C’est un autre tabou de la maternité. L’épuisement des mères ou « burn out maternel » est pourtant une réalité. Dans un livre poignant paru en 2011, Stéphanie Allénou raconte sa lente descente aux enfers après la naissance de ses jumeaux. Comme cette jeune femme, elles sont aujourd’hui des milliers à perdre pied fâce à leur bébé, dans la culpabilité et l’indifférence

  • Des mères sous pression

    Il n’y a pas plus grand bonheur que d’avoir des enfants. Mais en devenant mère on doit aussi affronter de nombreuses difficultés auxquelles on est généralement peu préparée. Au fil des mois, le manque de sommeil, de soutien, la répétition lancinante des urgences, peut vite devenir insoutenable. C’est alors que le malaise s’installe. « On parle d’épuisement maternel quand les mères ont le sentiment qu’il n’y a plus de coupure entre elles et les contraintes du quotidien, observe Sylviane Giampino, psychologue et spécialiste de la parentalité. Même si elles investissent la maternité, elles se sentent sous pression du matin jusqu’au soir et ne parviennent plus à récupérer. » Longtemps tabou, le syndrome de l’épuisement maternel sort aujourd’hui de l’ombre grâce aux témoignages courageux de mamans. Ce phénomène insidieux touche aussi bien les femmes qui travaillent que celles qui sont au foyer, et n’épargne aucun milieu social. De fait, les femmes qui cumulent les facteurs déstabilisants comme la précarité, l’isolement ou les problèmes familiaux, sont plus vulnérables.Toutes les études montrent également que l'arrivée de jumeaux dans une famille provoque des difficultés psychologiques dans les mois et les années qui suivent la naissance.
    Malgré l’implication croissante des pères, les femmes continuent d’assumer seules l’essentiel des tâches domestiques. Le déséquilibre est d’autant plus prononcé qu’il y a d’enfants dans la famille, et que le dernier est petit, conclut une étude de l’Ined paru en 2009. La société a aussi sa part de responsabilité dans le naufrage des mères « On nous présente la maternité comme un paradis dans lequel les femmes ne peuvent que s’accomplir, constate Cécile Croquin, présidente de l’association Maman blues. La découverte de la réalité est parfois violente. Les mères n’osent pas avouer leur mal être et se mettent à culpabiliser. »

  • Burn out maternel : les signaux d’alerte

    La psychologue Violaine Gueritault est la première à avoir utilisé le terme de « Burn out » pour décrire l’épuisement maternel. « Ce concept avait été uniquement décrit et validé scientifiquement dans le contexte professionnel, explique-elle. J’ai pris ces facteurs et j’ai découvert qu’ils s’appliquaient parfaitement à l’expérience de la mère. » Comme dans le travail, le burn out maternel ne se produit pas du jour au lendemain, sa progression est lente et sournoise. « Cet état psychologique résulte d’une accumulation de stresseurs variés, caractérisés par une intensité modérée et un aspect chronique et répétitif. », poursuit la spécialiste. Les nuits hachées, les cris des enfants, les responsabilités quotidiennes sont autant de contraintes qui se répètent inlassablement et provoquent à la longue chez la mère un épuisement psychologique et physique.

  • Les phases du burn out maternel

    L’épuisement émotionnel
    La première phase correspond à l’épuisement émotionnel. Chaque individu dispose d’un réservoir d’énergie physique et psychologique. Les responsabilités quotidiennes de la mère usent petit à petit l’ensemble de son capital énergie. Vient un moment où elle se sent vidée de ses ressources. Elle craque, s’effondre… Au réveil, la simple idée de penser à tout ce qui l’attend dans la journée lui donne la sensation de couler d’entrée de jeu.
    La distance s’installe
    « Petit à petit, je sens que, de plus en plus, les choses glissent sur moi. Certains reflexes tendent à disparaitre. Je suis parfois comme indifférente à ce qui peut arriver à mes enfants. » Ce passage du livre de Stéphanie Allénou illustre la 2e phase du burn out : le détachement émotionnel vis à vis de ses enfants, des autres. Pour se protéger et économiser le peu d’énergie restante, la mère met en place un mécanisme de défense. Elle continue d’accomplir mécaniquement les tâches du quotidien, mais en revanche fait une croix totale sur l’investissement émotionnel. Tout coup elle se sent distancée de ses enfants, de son mari, de son quotidien.
    Le reniement
    La dernière phase du burn out est probablement la plus préoccupante. La mère prend conscience du fossé qui se creuse entre l’idée qu’elle se faisait de la maternité et la réalité présente telle qu’elle la perçoit. « Tous ses rêves de super maman s’effondrent, souligne Violaine Guéritault. Elle se sent en situation d’échec personnel. »  Perte de confiance, repli sur soi, crises de colère récurrentes pouvant aboutir à des comportements agressifs envers les enfants… c’est la chute libre.  Résignées, les mères laissent alors s’installer la rancœur et l’amertume.

  • S'en sortir, c'est possible

    L’épuisement maternel se heurte souvent à l’incompréhension de l’entourage. Le compagnon se retrouve démuni et ne sait pas comment agir pour soulager la maman. « C’est très culpabilisant pour un homme de voir sa femme se fragiliser au moment où elle devient mère, souligne Sylviane Giampino. Pour autant, bien souvent, personne ne perçoit les signaux de détresse que la mère envoie. C’est à elle seule de sortir la tête de l’eau au moment où elle se sent prête. Le déclic ?  Il a souvent lieu lorsque la maman prend conscience du cycle infernal dans lequel elle est engagée. Une énième fessée, une colère plus forte que les autres ou simplement une envie irrépressible de tout quitter…
    Le premier des traitements reste le dialogue. Il existe des structures d’aides, des lieux de rencontres où l’on peut parler et être écoutée sans être jugée. L’association les Pâtes au beurre à Nantes, la Maison verte à Paris créée sous l'impulsion de Françoise Dolto, accueillent parents et enfants en difficulté. Certaines PMI peuvent également apporter de l’aide aux mères en souffrance. De nombreux réseaux d’entraide entre mères, à l’image de HubWin mamans, se développent aussi sur internet. Même si rien ne remplace le contact humain, ces outils peuvent soulager les mères, au moins momentanément. Plus largement, le fait pour les femmes de découvrir que leur mal être est reconnu, qu’il a un nom - l’épuisement maternel-, et que d’autre mères vivent ce malaise, est déjà une première victoire.

° LES ENFANTS NE SONT PAS DES DISTRIBUTEURS DE BISOUS

Une association britannique demande aux parents d’arrêter de forcer leurs enfants à embrasser leurs grands-parents. Et elle a bien raison.

 
 
 

C’est la preuve, s’il en fallait une, que l’éducation est un terrain au moins aussi glissant que la liberté d’expression ou le droit au respect de la vie privée des politiques. Depuis plusieurs jours, la presse et les réseaux sociaux britanniques se déchirent autour du kiss-gate.

Tout est parti d’une étude publiée au début du mois de janvier dans une parution destinée aux enseignants et réalisée par le Sex Education Forum, une association qui milite en faveur d’une meilleure éducation sexuelle des enfants et des adolescents.

 

L’enquête, menée sur 890 adolescents britanniques, révélait qu’un ado sur trois n’avait pas reçu d’informations, par les enseignants, sur ce qu’est le consentement. Autrement dit, une majorité d’élèves n’a jamais entendu, à l’école, que son corps lui appartient et que personne n’a le droit d’en disposer sans son accord.

En commentant cette étude, la coordinatrice de l’association, Lucy Emmerson, pointait les failles et les lacunes du système scolaire britannique, mais elle estimait aussi qu’il incombait aux parents d’apprendre aux enfants qu’ils ont le droit de refuser un contact physique qui les dérange, même s’il peut sembler anodin et ce dès le plus jeune âge:

Culture du consentement

Et le contact physique du quotidien que Lucy Emmerson a en ligne de mire, c’est le bisou forcé au grand-père à la grand-mère, au tonton... Selon elle, contraindre les enfants à embrasser un membre de la famille, c’est l’amener à considérer que son propre corps ne lui appartient pas, que tout adulte peut en faire ce qu’il veut et ce même s’il manifeste clairement son désaccord.  

L’experte conseille donc de proposer à l’enfant de saluer ses grands-parents/tontons/tatas par un bisou en l’air, un coucou de la main ou éventuellement un check. C’est ce qui, selon elle, facilitera la construction d’«une culture du consentement» qui permettrait de limiter les cas d’abus sexuels.

Le raisonnement a beau être frappé au coin du bon sens et étayé par les psychologues qui ont participé à l’étude, il n’en a pas moins suscité une véritable polémique autour de ce fameux bisou forcé. La publication d’une tribune dans The Guardian, qui va dans le sens d’Emmerson, est venue attiser les braises de la discorde et a déjà suscité plus de 800 commentaires.

Trois arguments sont principalement énoncés pour s’opposer à la théorie développée par le Sex Education Forum.

Lucy Emmerson est d’abord accusée de verser dans le «politiquement correct». Elle cherche la petite bête, et un monde où l’on ne peut plus forcer les enfants à embrasser pépé ne tournerait pas rond. C’est en substance ce que suggère le spécialiste parenting de la BBC sur Twitter.

C’est l’argument fort pratique et vieux comme le monde qui consiste à dire que, quand même, il existe des sujets bien plus importants. Quand au vaste fourre-tout du «politiquement correct» appliqué à l’enfance, on sait aussi qu’il avait par exemple été utilisé par une revue canadienne pour exiger des enseignants qu’ils cessent de parler d’excision et d’autres trucs si déprimants aux élèves... Les occurrences entre «gender» et «politiquement correct» sur google nous permettent également de douter de la viabilité de l’argument.

Second argument: «s’il y a plus de bisou, il n’y a plus de famille».

Margaret Morrissey, de l’association Parents Outloud a qualifié les recommandations de «ridicules» et estime qu’il faut «préserver les bisous, parce que c’est ce qui permet de consolider les liens familiaux».

Précisons que Margaret Morrissey se présente elle-même comme «ayant 12 ans d’expérience en tant que grand-mère» et que, sur le site de Parents Outloud, on trouve un sondage qui demande aux internautes s’il faut «rémunérer les grands-parents».

A l’exception d’une grand-mère américaine, les grands-parents n’en sont pas encore à grimper sur des grues, mais ils sont nombreux à militer pour faire valoir leur droits. On peut donc aisément imaginer que Margaret, et d’autres aïeux, prennent les conseils d’Emmerson comme une tentative d’ostracisation des grands-parents et estiment que le bisou est un droit inaliénable.

Le troisième argument qui est opposé à Lucy Emmerson, c’est que les enfants ne sont pas si cons et qu’ils sont tout à fait capables de faire la difference entre un bisou et une tentative d’abus sexuel.

C’est ce qu’a confié Norman Wells, director du think tank conservateur Family Education Trust, au Daily Mail:

On ne saurait que trop suggérer à Norman Wells de relire les propos de Lucy Emmerson.

A aucun moment la coordinatrice de l’association ne compare le bisou forcé à une agression sexuelle. Elle estime même que les bisous et les accolades peuvent constituer de merveilleux moments tant que c’est l’enfant qui en fait la demande. C’est la répétition du «bisou forcé» parfois assorti de menaces ou de culpabilisation («fais un bisou à mémé ou je vais me fâcher/ou elle va être triste») qui va l’amener à croire qu’il doit accepter tous les contacts de la part d’un adulte.

«Fais un bisou sinon je ne t’aime plus»

Et c’est effectivement le fait que le bisou forcé est totalement entré dans nos habitudes familiales qui représente un problème. Personne ne songerait à contraindre un adulte à en embrasser un autre. Mais l’idée selon laquelle le bisou est la seule marque d’affection valable et que l’enfant doit donc s’y plier est tellement entré dans les mœurs que personne, ou presque, n‘avait jusqu’ici songé à remettre cette pratique en question.

Le «fais un bisou à tonton» est d’ailleurs tellement ancré dans le paysage des relations familiales qu’il avait même donné naissance à des saynètes récurrentes dans le programme les Deschiens qui pointaient, avec humour, mais clairvoyance, son caractère oppressant.


Les Deschiens - Fifils fait bécot à marraine et... par vodka33

Plus que le bisou a un membre de la famille, c’est le bisou à l’adulte qui est intégré comme «normal». Une séquence met bien en lumière la manière dont, pour tout le monde, il est totalement normal qu’un enfant embrasse un adulte qu’il n’a jamais rencontré. Elle avait au moins ému, sinon amusé la plupart des gens: le président des bisous.

Le chef de l’Etat se rend dans une école et une mère demande lui demande s’il peut faire un bisou à son fils, Dylan. Personne ne se soucie de savoir Dylan a, lui, envie de faire un bisou au Président. Mais le garçon se lève pour le bisou, suivi alors par tous les élèves. Bien sûr ici, personne ne force littéralement les enfants à embrasser un inconnu qu’ils ont peut-être vaguement vu à la télévision, mais personne non plus ne trouve que dire à des enfants qu’ils doivent embrasser une personne qu’ils ne connaissent pas peut les amener à penser qu’ils peuvent faire des bisous à n’importe qui.

Et c’est là totalement contradictoire avec ce que tous les parents s’efforcent de faire. Tous les parents disent à leurs enfants de ne pas parler aux inconnus, de ne pas suivre le monsieur de la rue, de ne pas accepter de bonbons de n’importe qui, de ne pas se laisser toucher à l’école, au square, ou à la piscine par un adulte.

Est-ce à dire qu’ils comptent sur un enfant de 3 ans pour faire la différence entre un véritable inconnu et un vague grand-oncle qu’ils ont aperçu une fois quand il avaient 18 mois? Comment l’enfant peut-il faire le tri entre «fais un bisou à Bernard, mon collègue de la compta» et «ne réponds pas si un monsieur te parle dans la rue»?

Dans cette vidéo, une petite fille de moins de 2 ans est poussée à faire un bisou à son grand-père. En récompense, elle obtient un ballon. Elle pourra donc retenir que grimper dans les bras d’un monsieur très gentil et très grand lui fera gagner un cadeau ou une friandise.

C’est pour cet ensemble de raisons les recommandations de Lucy Emmerson sont sensées et parfaitement légitimes: on ne peut pas espérer de nos enfants qu’ils sachent se préserver et en même temps, les pousser à «s’offrir».

Nadia Daam

NB: un jour, il faudra s’attaquer à cette autre pratique totalement WTF: les parents qui embrassent leurs enfants sur la bouche.

° OUI JE SUIS UNE MECHANTE MAMAN! MAIS J'ASSUME....

 

 
Un jour, quand mes enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive un parent, je vais leur dire, comme ma maman méchante m'a dit : 

''Je vous ai aimé assez pour vous demander où vous alliez, avec qui, et quand vous  seriez à la maison.

Je vous ai aimé assez pour être silencieuse et vous laisser découvrir que votre nouveau meilleur ami n'était pas fréquentable... 

Je vous ai aimé assez pour me tenir plantée là dans le cadre de porte pendant deux heures  tandis que vous nettoyiez votre chambre, une affaire de 15 minutes!

Je vous ai aimé assez que je vous ai laissé voir la colère, la déception et les larmes dans mes yeux. Les enfants doivent apprendre que leurs parents ne sont pas parfaits. 

Je vous ai aimé assez que je vous ai laissé assumer la responsabilité de vos actions même  lorsque les pénalités étaient si dures qu'elles ont presque brisé mon coeur.

Mais surtout,je vous ai aimé assez pour dire NON quand je savais que vous me détesteriez pour ça. Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes. 

Je suis heureuse de les avoir gagnées, parce qu'à la fin vous y avez gagné, aussi. 

Et un jour quand vos enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive des parents, vous leur direz. 
 
Votre mère était-elle méchante ?
La mienne l'était.
Nous avons eu la mère la plus méchante du monde entier ! 
Pendant que d'autres enfants mangeaient des sucreries pour déjeuner, nous avons dû manger des céréales, des oeufs, et des rôties. Quand d'autres ont eu du Pepsi et des Jos-Louis pour le dîner, nous avons dû manger des sandwichs.
Et vous pouvez deviner que notre mère nous a fait des dîners qui étaient différent de celui des autres enfants. Ma mère a insisté pour savoir où nous étions en tout temps. 

On aurait pu croire que nous étions enfermés dans une prison. 
Elle devait savoir qui nos amis étaient, et ce que nous faisions avec eux.
Elle insistait pour que si nous disions que nous serions partis une heure, et bien nous serions partis pendant seulement une heure, ou moins. 

Nous avions honte de l'admettre, mais elle a eu les nerfs d'enfreindre la loi sur la protection des enfants concernant le travail en nous faisant travailler.
Nous avons dû faire la vaisselle, nos lits, apprendre à faire cuisine, passer l'aspirateur, faire le lavage, vider les poubelles et toutes sortes d'autres travaux cruels. 
Je pense qu'elle se réveillait la nuit pour imaginer de nouvelles tâches à nous faire faire... 

Elle a toujours insisté pour que nous disions la vérité, juste la vérité, et rien que la vérité.
Au moment ou nous sommes devenus adolescents: elle pouvait lire dans nos esprits et avait
des yeux tout le tour de la tête. 
Puis, la vie est devenue vraiment dure !
 
Ma mère ne laissait pas nos amis juste klaxonner quand ils venaient nous chercher ... 
ils devaient venir à la porte pour qu'elle puisse les rencontrer. 
Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami quand ils avaient 12 ou 13 ans, nous devions attendre d'avoir 16 ans.

A cause de notre mère, nous avons manqué beaucoup de choses que d'autres enfants ont expérimentées. Aucun de nous n'a jamais été pris pour vol à l'étalage, vandalisme ou même arrêté pour tout autre crime. Tout était de sa faute!! 
Maintenant que nous avons quitté la maison, nous tous sommes instruits et des adultes honnêtes. 

Nous faisons de notre mieux pour être des parents méchants comme maman l'était.
Je pense que c'est ce qui n'est pas correct avec le monde aujourd'hui. 
Il n'y a pas assez de mamans méchantes!


Sources Frizou.org

° 10 TRUCS POUR CONTRÔLER LE TEMPS D'ECRAN

 
 

 



 

10 trucs pour contrôler le temps d'écran

Si l’on mesurait il y a quelques années le temps moyen qu’un enfant passait devant la télévision, il est désormais plus juste de faire référence au temps d’écran. Les enfants d’aujourd’hui sont en effet confrontés à toutes sortes de sollicitations : télévisions, ordinateurs, jeux vidéo, tablettes, smartphones.

Les écrans ont envahi nos vies et celles de nos enfants. De nombreux parents se sentent débordés par ce phénomène qui évolue très vite et s’interrogent sur les limites qu’ils souhaitent fixer à leurs enfants mais aussi sur la manière de les mettre en place.

Voici 10 conseils, trucs et astuces pour reprendre le contrôle du temps d’écran de vos enfants, mais aussi pour les accompagner dans leur découverte du monde à travers ces petites lucarnes.

Bien entendu, il n’y a pas une règle magique. Nous vous invitons à piocher et utiliser celles qui peuvent fonctionner pour votre famille en fonction de vos priorités et choix de vie, de l’âge de vos enfants, du temps qu’ils passent à la maison, des écrans auxquels ils ont accès… 

 
     

° LA FABRIQUE A BONHEURS

 

3 conseils pour que votre enfant adopte un comportement positif

Nous rencontrons beaucoup de parents qui se plaignent de ce que leurs enfants ne se comportent pas assez bien. "Ils n’obéit pas" "Elle s’oppose tout le temps !" "Il parle mal" "Elle répond". Or, nous constatons souvent que les parents eux-mêmes focalisent uniquement sur les comportements négatifs et utilisent un langage négatif malgré eux.

Comment faire dès lors, pour remettre les comportements positifs au premier rang ?

Parler positif

Grâce à de nombreuses études en psychologie positive et en neurosciences, nous savons maintenant que la forme conditionne le fond.

Aussi notre cerveau comprend beaucoup mieux les messages affirmatifs et positifs que les messages exprimés sous une forme négative. Au lieu de dire « ne crie pas », vous pouvez dire « parle plus doucement s’il te plaît », au lieu de dire « ne cours pas », dites « marche », au lieu de dire «ne frappe pas ta sœur », dites «essaie d’être gentil avec ta sœur», etc.

La confiance en soi naît de l’estime de soi.

En définissant l’enfant par des : « c’est un clown », « il est toujours en retard », « c‘est l’artiste de la famille », « c’est l’intellectuel », on l’enferme dans un rôle dont il ne peut plus sortir et qui peut être très frustrant pour lui, même si la remarque est positive.

L’important est de toujours juger les actes et non la personne.

Par exemple, si votre fils casse la poupée de sa sœur, il vaut mieux ne pas dire « tu es méchant » mais « tu as cassé la poupée de ta sœur, c’est méchant ». De la même façon, dire « tu t’es trompé en faisant cet exercice, recommence, tu vas y arriver» est beaucoup plus constructif qu’un « tu es bête ou quoi ? ».

De cette manière, ce n’est pas l’enfant qu’on juge, mais uniquement l’acte qu’il a commis, c’est beaucoup moins angoissant et dévalorisant pour lui. N’oubliez pas que, comme vous, il a le droit de commettre des erreurs.

Valoriser

Votre enfant rentre de l’école avec un magnifique dessin de… En fait, vous ne voyez pas bien ce qu’il représente. Pour lui c’est un dinosaure. Pour vous, c’est un fouillis abstrait post-cubiste. Que dire ?

Même si le résultat n’est pas parfait, vous pouvez toujours trouver quelque chose à valoriser et relever toutes les « bonnes actions » de votre enfant : « ton dessin est magnifique, les couleurs que tu as choisies sont très belles ». Mais aussi : « tu as bien rangé ta chambre », « tu as été très sage pendant que j’étais au téléphone », « tu m’aides beaucoup en rangeant les courses avec moi », « bravo, tu as réussi à faire un exercice sans te décourager »…

L’objectif n’est pas de gonfler l’ego de son enfant à partir de rien. Dans ce domaine, le pédiatre américain Thomas Berry Brazelton enseigne que pour que l’enfant prenne conscience de sa réussite, il a besoin de compliments. Néanmoins, trop de compliments et de flatteries risquent de faire peser une trop forte pression sur lui. Les critiques le blessent et abîment son estime de lui-même, le poussant à la passivité. Tout est une question de dosage et de manière de dire les choses.

Renforcer les comportements positifs

Nous remarquons souvent qu’à l’instar des émotions, les parents portent une grande attention sur les comportements négatifs et dérangeants de leur enfant.

Les bêtises, les erreurs, la désobéissance, les crises d’opposition, l’inertie, les gros mots, la violence sont autant d’actes de nature à faire réagir fortement les parents. Et ça, les enfants l’ont bien compris ! Un enfant qui désire attirer l’attention de ses parents s’arrangera toujours, consciemment ou inconsciemment, pour se faire remarquer par ses comportements négatifs.

Comment cela se fait-il ? C’est un système simple et logique qui perdure depuis des décennies. A force de nous focaliser sur les comportements négatifs de nos enfants, d’y réagir vivement et de reléguer au rang de la normalité les comportements positifs, nous avons envoyé le message suivant : « Si tu veux monopoliser le temps et l’attention de tes parents, fais une bêtise, refuse de travailler, d’aller prendre ta douche, frappe ta sœur, insulte les profs, fume, sèche les cours, etc. Tu peux être sûr que tes parents réagiront et ne te lâcheront plus d’une semelle. Ils s’intéresseront à toi à coup sûr. »

Nous avons parfois entendu des enfants nous dire :« mes parents, ils s’occupent toujours de mon frère/ma sœur, alors qu’il/elle les embêtent et jamais de moi. J’ai compris. Maintenant, je vais faire comme lui/elle, ça sert à rien d’être sage, comme ça ils s’occuperont de moi aussi ».

Comment faire, alors, pour sortir de ce cercle vicieux ?

La solution est tellement simple qu’elle va vous paraître trop simple pour être honnête. Et pourtant, elle fonctionne à merveille.

Si je souhaite que mon enfant adopte des comportements positifs, je vais devoir prêter beaucoup plus d’attention aux comportements positifs qu’aux comportements négatifs.

Cela ne signifie pas que je ne doive pas sanctionner mon enfant lorsqu’ il se comporte mal. Cela signifie que je vais encourager, complimenter, gratifier et reconnaître tous les comportements positifs de mon enfant. Je vais lui montrer tous les bénéfices qu’il peut obtenir en optant pour des comportements adaptés : faire plaisir à ses parents, être reconnu, avoir des parents plus détendus qui crient moins, passer plus de temps à jouer, etc.

Les comportements positifs peuvent être de nature différente : se mettre au travail sans rechigner, arrêter de s’énerver violemment à la première frustration, s’autonomiser, s’organiser dans son travail, préparer ses affaires la veille pour le lendemain, etc. En tant que parent, je vais lui faire part de mes attentes dans un premier temps et lui fixer, pour commencer, trois missions très précises, et pas plus, pour la semaine :

Je me mets à mes devoirs à 18 heures sans traîner.

Je prépare mes affaires de classe pour le lendemain avant d’aller dîner.

J’arrête de jeter mon cahier par terre quand je suis énervé.

Voici un exemple de tableau de renforcement positif qui a sauvé du désespoir bon nombre de parents et que vous pouvez réaliser facilement avec votre enfant en adaptant les missions à vos choix et à l’âge de l’enfant.

Le tableau de renforcement positif

Le but du tableau de renforcement positif consiste à mettre de l’objectivité dans les relations parent/enfant. La règle du jeu est la suivante et doit être fixée à l’avance :

  • Coller un point vert lorsque la mission est effectuée, un point rouge lorsqu’elle n’est pas faite.
  • Si l’enfant obtient trois quarts de points verts à la fin de la semaine, il a droit à une récompense qui n’est pas forcément matérielle (une sortie, jouer à la DS, regarder la TV une heure de plus le week-end), et plutôt une activité faite en commun avec lui.
  • Féliciter à chaque point vert, ne rien dire pour les points rouges. Se contenter de mettre le point rouge dans le tableau en sa présence.
  • Pas de menace au point rouge « Si tu ne le fais pas, tu vas avoir un point rouge ! » pour éviter de retomber dans des négociations et dans de la culpabilisation.

Faîtes le bilan à la fin de la journée et distribuez les points.

En fin de semaine, si les points rouges sont majoritaires, ne partez pas dans une leçon de morale inutile. Au contraire, encouragez votre enfant en valorisant une progression ou en le plaçant dans une anticipation positive (« je suis sûr que tu vas y arriver la semaine prochaine »). Sachant que la première semaine surtout, vous avez tout intérêt à vous montrer indulgent pour qu’il se sente en réussite.

Cet article est un extrait de notre livre  "Apprendre autrement avec la Pédagogie Positive"

Pour aller plus loin: "Apprendre autrement avec la Pédagogie Positive" d’Audrey Akoun et Isabelle Pailleau
"J’arrête de râler sur mes enfants " de Christine Lewicki et Florence Leroy

Pédagogie

 

° Les mots qui tuent.... Arrêtons le massacre!

 

« T’es nul, ou tu le fais exprès … »
« T’as un pois chiche à la place du cerveau … »
« Laisse tomber, t’es trop bête … »
« Tu n’y arriveras jamais … »
« T’as un cerveau, utilise-le … »
« T’as un baobab dans la main…»
« Ton frère, lui …»
… et bien plus encore !!!

Qui n’a pas déjà dit ou entendu dire à ses enfants, ces petites phrases assassines, non maîtrisées mais qui font si mal ?!
Des lames à double tranchant. Dévalorisantes, négatives, néfastes pour nos enfant, elles sont aussi culpabilisantes pour nous parents.
Elles font mal au plus profond de notre estime. Nous entendons ensuite nos enfants nous dire « j’suis nul, de toute façon même toi tu le dis… »  AÏE !! La boucle est bouclée.

Arrêtons le massacre !!
Nous sommes tous les jours  sous pression. Tout doit aller vite, tout doit être parfait, il faut un retour sur investissement. Cette pression nous la déversons inconsciemment sur nos enfants.

Ces phrases, ces mots qui tuent ne sont que le reflet de notre impatience, de notre stress, de notre frustration à ne pas réussir à transmettre une connaissance … alors que c’est tellement simple …pour nous !

Mais, ces phrases, ces mots qui nous échappent sont aussi une reproduction de ce que nous même nous avons vécu ou entendu !

Nous pouvons choisir de dire STOP et de faire autrement !

J’ai envie de vous poser deux questions.

Combien, selon vous, existe-t-il de personnes dans le monde exactement comme vous ?… et oui !! il n’y a que vous.

Combien, selon vous, existe-t-il de personnes dans le monde exactement comme votre enfant ?
… et oui !! il n’y a que votre enfant.

Nous avons tous un moule différent, une façon de faire et d’être qui nous est propre. Nous sommes tous UNIQUES et ORIGINAUX.
Cette spécificité qui nous caractérise tous, nous avons souvent, trop souvent, tendance à l’oublier quant il s’agit d’apprentissages.

On veut nous faire croire au formatage des élèves, on veut nous mettre dans des petites cases prédéfinies. Quelle illusion destructice !

Antoine de la Garanderie, a mis en avant, dans ce qu’il a appelé la gestion mentale, que chacun d’entre nous a des spécificités, des chemins d’accès aux apprentissages et aux connaissances qui lui sont propres.

Ainsi, sur un objet de perception identique, nous allons faire exister cet objet de manière différente selon notre préférence évocative. Certains vont voir des images, d’autres vont entendre des sons, une voix, leur voix, d’autres vont se faire un film, se raconter une histoire, d’autres vont avoir des ressentis, du dégoût, du plaisir.

Chacun fait à sa façon et à son rythme.

Ce qui est bon pour nous ne l’ait pas forcément pour nos enfants.

Prenons conscience de ces mots qui tuent et prenons conscience des spécificités de chacun d’entre nous.
Souvenons-nous de l’effet Pygmalion de notre cher Rosenthal.

Rosenthal a découvert l’effet Pygmalion en réalisant l’expérience suivante :

 

  • Après avoir constitué deux échantillons de rats totalement au hasard, il informe un groupe de six étudiants que le groupe n° 1 comprend 6 rats sélectionnés d’une manière extrêmement sévère. On doit donc s’attendre à des résultats exceptionnels de la part de ces animaux.
  • Il signale ensuite à six autres étudiants que le groupe des 6 rats n° 2 n’a rien d’exceptionnel et que, pour des causes génétiques, il est fort probable que ces rats auront du mal à trouver leur chemin dans le labyrinthe. Les résultats confirment très largement les prédictions fantaisistes effectuées par Rosenthal : certains rats du groupe n° 2 ne quittent même pas la ligne de départ.

Après analyse, il s’avère que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents, leur ont manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l’amitié ; inversement, les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient stupides ne les ont pas entourés d’autant d’affection.

L’expérience est ensuite retentée avec des enfants, à Oak School, San Francisco, aux États-Unis, par Rosenthal et Lenore Jacobson, mais en jouant uniquement sur les attentes favorables des maîtres.

Dorénavant, Rosenthal et Jacobson savent qu’ils peuvent jouer avec le discours, avec le semblant. Ils choisissent, pour leur expérience, un quartier pauvre, délaissé de la politique et où habitent un nombre important de familles immigrées vivant dans des conditions très difficiles (milieu socio-économique défavorisé). Ils se présentent dans une école de ce quartier avec une fausse carte de visite et expliquent qu’ils dirigent une vaste étude à Harvard, en réalité financée par la National Science Foundation. Cette étude porte sur l’éclosion tardive des élèves (simple test de QI). Par la suite, ils pourront recommencer ce test sur les mêmes élèves et voir s’ils auront le même résultat ou non. Toute cette expérience se fait dans un contexte dans lequel l’intelligence a un caractère inné.

Rosenthal et Jacobson font passer le test à l’ensemble des élèves, puis s’arrangent pour que les enseignants prennent connaissance des résultats, croyant qu’il s’agit d’une erreur de transmission de courrier. Les résultats ne sont pas les résultats réels du test de QI, mais comportent des notes distribuées aléatoirement. Vingt pour cent des élèves se sont vu attribuer un résultat surévalué. À la fin de l’année, Rosenthal et Jacobson font repasser le test de QI aux élèves.

Le résultat de l’expérience démontre qu’une année après le premier test, les 20 % se sont comportés comme les souris du premier groupe : ils ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence. Le hasard a créé un nouveau type d’élèves grâce au regard qu’ont porté les enseignants sur ces élèves, en raison des résultats du test artificiellement biaisés. Cependant, ces résultats sont à nuancer : après la deuxième année, les élèves plus jeunes perdent l’avantage acquis, alors que les élèves plus âgés le conservent.

Source : Wikipédia

Le regard que nous portons sur les autres change notre façon d’être mais aussi notre façon de faire.
Lorsque cette expérience a été menée à Oak School, seul le regard, porté par les professeurs , sur les élèves a été modifié.

Ce changement de regard les a améné à remettre en question la transmission des connaissances et non les capacités intellectuelles ou humaines de leurs élèves.

Prenons un exemple concret. Lorsque nos enfant ont commencé à marcher, nous sommes-nous entendus leur dire : « laisse tomber, tu n’y arriveras jamais… » . Nous avions toute confiance en leurs capacités et foi en leur réussite.

Pourquoi faire l’inverse aujourd’hui ?
A nous de jouer, faisons travailler nos méninges, notre créativité, laissons gambader notre imagination, pour proposer à nos enfants différents chemins d’accès aux informations : visuels, auditifs, kinesthésiques.

Ils choisiront celui qui leur convient le mieux.
Ayons confiance en nous, en nos capacités. Apportons à nos enfants l’aide nécessaire mais surtout contribuons à leur bâtir une bonne estime d’eux-même.

Liliana Magalhaes
La fabrique à Bonheurs

Pour aller plus loin: « Apprendre autrement avec la Pédagogie Positive » d’Audrey Akoun et Isabelle Pailleau chez Eyrolles

° LINGETTES ET LAITS DE TOILETTE POUR BEBE SONT POTENTIELLEMENT NOCIFS...

La grande majorité des lingettes et laits de toilette pour bébés sont potentiellement nocifs, a prévenu, mardi 22 octobre, l'association de défense des consommateurs française UFC-Que Choisir. L'organisme a fait tester 34 produits en laboratoire. Parmi eux, 26 lingettes et 6 laits de toilette grand public sont saturés de molécules allergisantes, d'antibactériens ou d'antioxydants "toxiques, voire perturbateurs endocriniens".

"Les lingettes utilisées pour nettoyer les bébés cumulent les facteurs de risque", écrit l'association. Et d'ajouter : "Elles sont appliquées plusieurs fois par jour sur une peau de bébé souvent irritée. Pire, l'absence de rinçage après application a pour effet de prolonger le temps de pénétration."

Préférez l'eau et le savon

Certaines substances sont soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens mais sont dissimulées sous un étiquetage faussement rassurant. Elles pourraient agir aux stades précoces du développement de l'enfance, ajoute l'UFC-Que Choisir, comme l'indiquait, en août, une étude du magazine 60 Millions de consommateurs.

L'association invite ainsi les parents à se méfier de ces "facilités cosmétiques" et à recourir plutôt à l'eau et au savon. Elle presse la Commission européenne de renforcer la règlementation sur ce type de produits.

Par Francetv info avec Reuters

 

 

 

°PLACE AUX ENFANTS DICTATEURS!

 Contrairement à l’enfant roi fainéant, le petit tyran domestique commence sa carrière très tôt. Keystone (photo prétexte

 

Que fait Amnesty? • Ils sont petits, mais costauds. Et à 4 ou 5 ans, perchés sur le piédestal que leur a offert leurs parents, ils s’essaient au métier de petit tyran…

Aujourd’hui, j’ai deux scoops. Première nouvelle, les enfants rois sont en voie d’extinction. Après avoir régné à la fin du siècle dernier dans les sociétés occidentales, les voilà qui s’effacent. Ouf! Mais l’autre scoop, aïe, c’est que les roitelets et les petites reines d’hier ont fait place aux enfants dictateurs.

Contrairement à l’enfant roi fainéant, le petit tyran domestique commence sa carrière très tôt. Grâce à lui, les maîtresses d’école enfantine auront bientôt autant d’histoires à raconter que leurs collègues de l’école primaire.

Prenez Viviane, par exemple. Elle est maîtresse d’école d’enfantine et très heureuse de l’être, même si elle vit un début d’année scolaire agité. La faute à un de ses élèves de cinq ans, qui fout un bordel d’enfer dans sa classe. Si elle le quitte des yeux cinq secondes, hop! le gosse commet aussitôt une vacherie. Et si elle n’accède pas à une de ses demandes, hop! le petit monstre la mord et lui balance des coups de pied.

Viviane, qui n’a pas 25 ans, en a pleuré. Elle s’est d’abord sentie coupable, puis a signalé ce cas difficile à sa hiérarchie. La direction de l’école, les collègues, l’inspecteur, tout le monde l’a soutenue. Bien soutenue, même, et il paraît que c’est déjà ça.

Dans le cadre de son «soutien aux établissements scolaires dans la prise en charge des difficultés comportementales», l’Instruction publique a également fait intervenir une unité mobile. Le garçonnet a dû être aussi impressionné par ces mesures, je suppose, que l’était Bachar al-Assad lorsque Hollande menaçait de le punir.

Vous, que feriez-vous?

Si je vous parle de Viviane, qui n’est ni la première ni la dernière enseignante à vivre pareille expérience, c’est juste pour savoir. Vous, à sa place, comment auriez-vous réagi? Si un crétin de cinq ans vous mordait et vous donnait des coups de pied, que feriez-vous?

Très bien, vous l’avertissez. Et passez même un coup de fil à ses parents, bravo! Mais après, si le bal continue? Vous attendez une résolution des Nations Unies, l’envoi de casques bleus? Pas moi. Le petit, je lui colle une claque. A la deuxième crise, avec moi, il s’en prendrait une.Pan!

Bien sûr, je sais. On me suspendrait illico de mes fonctions, les parents du monstre me poursuivraient en justice, la presse me présenterait comme un «boucher», les psys et les pédadogues évoqueraient mon cas avec des mines d’épouvante, mais pas grave!

L’autre aurait pris sa tarte et, en faisant ce qui ne doit surtout pas se faire, j’aurais été convaincu d’avoir fait juste. Quelqu’un aurait ainsi indiqué à ce gosse qu’il y a une limite à ne pas franchir, sous peine d’avoir une joue qui picote, et basta. Devoir accompli!

Pardon? Ce que j’écris là vous scandalise? Vous me trouvez cinglé? Limite fasciste? Moi aussi, je vous trouve fachos. Quand je dis vous, je m’adresse aux parents des petits monstres.

Toujours le même discours

Tous les enfants ne sont pas comme ça, mais de plus en plus d’enfants le sont. De vrais petits Kadhafi! Et pour les entendre haranguer les foules, c’est très simple, il suffit d’aller le samedi dans un grand magasin. Les despotes miniatures y tiennent toujours le même discours: ouiiinnn, hiiiiiiiiiiii…

Oh, les parents concernés, où avez-vous la tête? Qu’est-ce qui vous prend de fabriquer des tyrans de poche? Pourquoi leur vouer un tel culte de la personnalité, les traiter en demi-dieu? Il est écrit nulle part que vous devez vous aplatir devant eux sitôt qu’ils sont en âge de marcher, ni que vous devez prévenir et satisfaire tous leurs désirs.

Vous me trouvez fou, mais c’est réciproque. Je vous trouve même faibles, et inconséquents. La télé, les jeux vidéo, les habits de marque, le nouveau machin truc, votre petit a plus que tout. Vous avez même installé un écran à l’arrière de la bagnole pour éviter au petiot de s’ennuyer durant les trajets.

Après, forcément, c’est difficile de lui expliquer qu’on obtient rarement ce qu’on veut dans la vie.Dur d’apprendre à ce dictateur, qui se sent partout maître et seigneur, qu’on ne se comporte pas de la même façon selon qu’on se trouve dans sa chambre ou à l’école.

Des enfants capricieux, désœuvrés, ignorants, pleins de dédain et d’ennui, imbus d’eux-mêmes, allergiques à l’effort, lobotomisés par des jours passés devant toutes sortes d’écrans, ce n’est pas nouveau. La nouveauté, c’est que le cirque commence maintenant à quatre ou cinq ans. La moindre contrariété peut rendre un bambin aussi fou qu’un adolescent. Quelque chose ne lui convient pas, il zappe. La maîtresse dit «non» et les réprésailles sont immédiates, il mord! Du haut de son piédestal que papa et maman lui ont offert, l’enfant dictateur est sans pitié.

Mais pas de panique, chers parents. Dans cinq ou six ans, si ça tournait mal pour votre génie, vous n’aurez qu’à faire comme tout le monde.Et dire que tout ça, c’est la faute des profs…

Pascal Bertschy (La Liberté)

°CUEILLIR LE MOMENT.....

 

J’ai longtemps eu tendance à penser que les petits enfants avaient besoin d’une présence plus importante de leurs parents que les grands. J’imaginais qu’en grandissant mon rôle de parent allait s’alléger (pas en terme de difficultés), que la « pointeuse de présence » serait remplacée par un planning moins serré…

Effectivement, les petits demandent une vigilance constante, une présence permanente, on ne peut pas relâcher l’attention à part quand ils dorment…

Quand mes enfants ont grandi et gagné en autonomie. J’ai soufflé. J’ai apprécié la première fois où l’aîné a pu se rendre seul à une activité, j’ai savouré mon premier footing pendant qu’ils bouquinaient tranquille à la maison, nous avons été soulagés de pouvoir sortir le soir sans coordonner notre agenda avec celui de la baby-sitter…

Mais j’ai réalisé qu’il était finalement plus complexe de trouver le juste temps à accorder aux enfants plus grands.

Se retrouver avec un petit après une journée passée chacun de son côté, c’est quasi instantané. Un gros câlin, une histoire, un le bain,chahut dans  et hop ! Se retrouver avec un grand, c’est pas systématique et encore moins automatique. On peut facilement « ruiner l’ambiance » avec un menu qui leur déplait, une remarque « déplacée », un haussement de sourcil inconvenant ou tout simplement en ne faisant, ni ne disant rien. Et même quand l’ambiance est cordiale, on n’a pas l’équivalent du gros câlin ou de l’histoire pour se retrouver…

Un jour, une de mes mamans d’adoption m’a dit : «avec les grands, il faut savoir cueillir le moment». C’est tout à fait ça. Se rendre disponible quand l’un passe la tête par dessus votre épaule pour parler du collège alors que vous répondez à vos mails, attraper au vol la remarque lancée de manière anodine à propos d’un pote, prendre le temps d’aller écouter la batterie, accueillir leurs copains à l’improviste pour le déjeuner…

C’est difficile de cueillir le moment, c’est difficile d’adapter sa disponibilité tout en montrant qu’on n’est pas taillables et corvéables à merci, c’est difficile de trouver le juste équilibre. Car ils ne se livrent pas sur rendez-vous le soir à l’heure du dîner entre 20h et 20h29, ils ne parlent pas quand on est justement disposés à les écouter.

Cueillir le moment. Accueillir leurs questions. Recueillir leurs ressentis. Etre là, ici, maintenant et toujours, comme un phare, une balise, un point de repère…

Finalement le biberon du matin et l’histoire du soir, c’était plus facile à ne pas louper, mais ne le dites pas aux enfants !

Cette entrée a été publiée dans Adolescence, Concilier vie de famille, perso et pro, Enfance, Petite enfance le 14 mai 2013 par .

 

°LES POUX

Vraies et fausses vérités sur les poux

Les poux sont une vraie calamitée pour tout parent, dès la rentrée scolaire les poux font malheureusement leur apparition et n'épargnent aucune classe de la maternelle au collège.

Les poux aiment toutes les têtes que les cheveux soient courts, longs propres ou sales. Dès lors qu'il y a des poux, toutes les têtes qui se trouvent dans les parages peuvent en attraper. Mais qui sont vraiment les poux ? Comment savoir si son enfant a attrapé des poux ? Comment s'en débarasser ou comment les éviter sont autant de questions que se posent les parents dès les premiers jours de la rentrée scolaire.

Des poux sauteurs aux poux voleurs, beaucoup de choses fausses ont été dites sur les poux, les poux ne sautent pas et ne sont pas capable de voler, mais ils marchent très vite, ils nagent et il est très fastidieux de s'en débarasser.

Une inspection régulière de la tête de votre enfant est le moyen de prévention le plus efficace contre l'infestation.

Il est important de mettre en place des actions et des traitements anti-poux dès les premières allertes : enfant qui se gratte la tête ou information de l'école annoncant l'apparition des poux dans l'école.

Qu'est ce que les poux de tête ?

Comment reconnaître les poux

Les poux de tête sont des insectes grisâtre pourvus de six pattes terminées par des crochets. Le pou est un insecte hématophage, autrement dit il se nourit de sang. Le pou de tête se nourrit exclusivement de sang humain. Les poux deviennent rouges lorsqu'ils ont pris leur repas.

Le poux mesure entre 2 mm et 4 mm à l'âge adulte. Le poux de tête habite, comme son non l'indique, sur le cuir chevelu des humains. Sa résidence préférée est le cou et le contour des oreilles, les deux emplacements les moins chauds de la tête. Monsieur le poux aime les températures fraîches comprises entre 28°C et 32°C. Un pou peut vivre entre 6 à 8 semaines.

Au bout des pattes du pou se trouve un crochet qui lui permet de s'agripper aux cheveux et de résister aux brossages, aux mouvements de tête et autres secousses qui pourraient le faire tomber. Pourtant il lui arrive de tomber, mais surtout de passer d'une tête à l'autre. C'est comme cela que les enfants attrapent des poux.

Comment les enfants attrapent-ils des poux ?

On pense que les poux se propagent d'une tête à une autre par contact direct, de tête à tête ou de cheveux à cheveux. Les poux ne sautent pas, mais ils marchent très vite. Les poux se déplacent de 23 cm par minute ce qui a longtemps laissé croire qu'ils étaient capable de sauter.

La transmission indirecte par les vêtements, les taies d'oreiller ... est faible, le poux ne vivant que sur les têtes. Les spécialistes de la santé ne sont pas tous d'accord, certains estiment que le risque de transmission des poux est aussi important par la literie, canapés ... que par contat direct. 

Comment reconnaître l'infestation de poux ?

Sauf cas d'infestation importante, c'est un vrai casse tête de savoir si notre enfant à des poux ou non. Qui ne se gratte pas la tête rien qu'en y pensant ? C'est d'autant plus difficile que les poux sont rapides et peuvent donc tromper l'oeil le plus vigilant.

On pense à tors que les poux provoquent obligatoirement des démangeaisons, en fait les démangeaisons sont la conséquence d'une réaction allergique à la salive que le pou injecte dans la peau en se nourrissant.

De la lente au pou, naissance des poux

Les lentes, les nympes, les poux ...

Il existe des poux femelles et des poux mâles. Les femelles pondent des oeufs que l'on appelle des lentes. Grace à une sorte de colle, les lentes sont solidement accrochées à la base du cheveu à 1 cm environ du cuir chevelu.

 

Chaque femelle pou adulte peut pondre cinq ou six œufs par jour pendant 30 jours. L'infestation importante peut arriver très rapidement ! Les oeufs se développent dans une sorte de coquille collée aux cheveux qui s'appelle la lente.. Au bout de 9 à 10 jours la lente libère une nymphe qui mettra 15 jours pour devenir un pou adulte capable à son tour de se reproduire. Les lentes vides et mortes restent accrochées sur les cheveux.

Les oeufs, les nymphes et les poux peuvent survivre jusqu'à trois jours loin de la tête d'un être humain, au-delà ils meurent de faim.

 

 

 

 

 

°Le jour où j'ai cessé de dire "dépêche-toi"

Par Rachel Macy Stafford Professeur d'éducation spécialisée

Chaque minute compte dans nos vies modernes et effrénées. On a constamment l'impression qu'on doit cocher quelque chose de notre to do list (choses à faire), qu'on doit vérifier un écran ou un autre ou se presser pour se rendre à notre prochaine destination. Et peu importe comment on divise notre temps et notre attention, peu importe combien de tâches on tente d'accomplir simultanément, on finit toujours par avoir l'impression qu'il n'y a pas assez d'heures dans une journée pour arriver à tout faire.

Ainsi allait ma vie pendant deux années totalement frénétiques. Mes pensées et mes actions étaient régies par des notifications électroniques, des sonneries et des agendas surchargés. Même si mon sergent intérieur s'était donné comme objectif de toujours être à l'heure, je n'y arrivais simplement pas.

C'est que, voyez-vous, la vie m'a fait cadeau, il y a déjà six ans, d'une adorable enfant du type je-prends-mon-temps-rien-ne-presse-regarde-maman-les-jolies-fleurs-tu-veux-les-sentir?

Lorsque nous devions quitter la maison en cata, elle prenait tout son temps pour se choisir un sac à main et une tiare.

Lorsque nous devions aller quelque part à cinq minutes, elle insistait pour prendre le temps de bien boucler la ceinture de sécurité de sa peluche.

Lorsque nous devions prendre le déjeuner sur le pouce, elle prenait tout son temps pour faire la conversation à la dame à côté de nous qui lui rappelait sa mère-grand.

Lorsque, par chance, j'avais le loisir de trouver 30 minutes pour un petit jogging, elle insistait pour que nous nous arrêtions à chaque chien que nous croisions afin de lui faire un câlin.

Lorsque le premier rendez-vous à mon agenda était à 6 heures du matin, elle prenait tout son temps pour battre les oeufs aussi doucement que possible.

Mon enfant était, pour ma personnalité de Type A, une bénédiction, mais je ne m'en rendais pas compte. Bien sûr que je ne m'en rendais pas compte: quand on mène ce genre de vie effrénée, on a une vision très limitée uniquement tournée vers l'avenir, et tout ce qui ne fait pas partie d'une to do list nous semble superflu et inutile.

 


Quand ma fille m'obligeait à dévier de mon agenda, je me disais intérieurement "On n'a pas le temps pour ces peccadilles". Conséquemment, les deux mots que je disais le plus à mon petit ange dans une journée type étaient "dépêche-toi".

Mes phrases commençaient par ces deux mots:

Dépêche-toi, on va être en retard.

Mes phrases se terminaient par ces deux mots:

On va tout rater si tu ne te dépêches pas

Je commençais mes journées avec ces deux mots:

Dépêche-toi à manger ton petit déjeuner.

Dépêche-toi de t'habiller.

Je terminais mes journées avec ces deux mots:

Dépêche-toi à te brosser les dents.

Dépêche-toi à te mettre au lit.

Même si, de toute évidence, ces mots ne rendaient aucunement l'exécution des tâches à accomplir plus rapide, je persistais à les prononcer. Le plus effrayant, c'est que je les prononçais plus souvent que les mots "je t'aime"...

La vérité fait mal, mais la vérité guérit, aussi... et elle me rapproche de la maman que je veux être.

Puis, un jour, tout a changé. Nous venions tout juste d'aller chercher notre aînée à la garderie et nous sortions de notre voiture. Trouvant que sa petite soeur n'allait pas assez vite, elle lui a lancé: "tu es tellement lente". Puis, elle a croisé les bras et soupiré avec une exaspération qui m'a fendu le coeur.

J'ai pris conscience de mon propre comportement: j'étais un tyran qui bousculait constamment une enfant, dont le seul désir était de prendre le temps d'aimer la vie.

Et à cet instant, j'ai réalisé à quel point ma propre vie effrénée était néfaste non seulement pour moi, mais pour mes deux filles également.

La voix tremblotante, j'ai rivé mes yeux à ceux de ma cadette, et je lui ai dit: "Je te demande pardon de t'avoir constamment bousculé jusqu'à aujourd'hui. J'aime que tu prennes ton temps et je veux apprendre à être comme toi le plus souvent possible."

Mes deux filles furent tout aussi surprises l'une que l'autre de cet aveu inattendu, mais celui de la plus jeune avait, en plus de la surprise, l'air de quelqu'un à qui on vient de donner raison et qui en jouit intérieurement.

"Je te promets d'être plus patiente à partir d'aujourd'hui", lui dis-je en la serrant dans mes bras tandis qu'elle rayonnait littéralement à la simple idée de cette promesse que je venais de lui faire.

Rayer les mots "dépêche-toi" de mon vocabulaire fut simplissime, mais ce qui fut considérablement plus difficile, ç'a été d'acquérir la patience que j'avais promise à cette enfant. Afin de nous venir en aide à toutes les deux, j'ai commencé à lui accorder plus de temps pour se préparer si nous devions nous rendre quelque part. Malgré cela, nous étions encore souvent en retard. Dans ces moments, je me rassurais en me disant que ça ne durerait que quelques années encore, le temps qu'elle vieillisse.

Lorsque ma fille et moi marchions ou allions au magasin, je la laissais dicter le pas, et lorsqu'elle s'arrêtait pour admirer quelques choses, je taisais toutes les pensées reliées à mon sacro-saint agenda afin de simplement l'observer et profiter du moment. Je voyais sur son visage des expressions que je n'avais jamais même aperçues auparavant. J'admirais les fossettes sur ses petites mains potelées et la façon dont ses yeux avaient de se plisser lorsqu'elle souriait. J'ai pris conscience de la façon dont les gens prenaient leur temps pour lui répondre lorsqu'elle s'adressait à eux. J'ai découvert son talent pour voir de jolis insectes et de mignonnes fleurs. C'était une observatrice et j'ai rapidement découvert que les observateurs sont des gens rares et précieux. C'est ainsi que j'ai compris que ma fille était une bénédiction pour mon âme frénétique.

Ma promesse de ralentir la cadence a été faite il y a bientôt trois ans, en même temps que j'ai entrepris mon périple vers l'abandon des distractions quotidiennes et la concentration sur ce qui compte vraiment. Aucun doute, cependant: vivre à une vitesse "petit v" me demande encore un effort de tous les instants. Ma cadette est le mémento quotidien qui me sert à ne pas perdre mon objectif de vue. En fait, voici un bel exemple des petites choses qu'elle fait ou dit qui me le rappellent quotidiennement.

Pendant nos vacances, nous étions allées nous régaler d'une granita après une petite balade en vélo. Après avoir payé pour notre friandise glacée, elle s'est installée à une table de pique-nique et regardait avec admiration la montagne de glace et de sirop devant elle, puis elle m'a regardé avec un peu d'angoisse et m'a demandé:

"Maman, est-ce que je dois me dépêcher?"

J'ai failli fondre en larme. Apparemment, les cicatrices d'une vie effrénée s'estompent, mais ne disparaissent pas complètement.

Tandis qu'elle attendait que je lui réponde, je savais que j'avais un choix à faire: je pouvais me morfondre en pensant au nombre de fois que je l'avais bousculée dans sa courte vie... ou je pouvais profiter pleinement du fait que, désormais, je fais les choses différemment.

Et j'ai choisi de vivre l'instant présent.

"Tu n'as pas à te presser, ma chérie. Prends tout ton temps", lui ai-je doucement répondu. Son visage s'est illuminé et ses épaules sont tombées de soulagement.

Puis, nous nous sommes assises côte à côte et avons discuté des choses dont discutent les petites joueuses de ukulélé âgées de 6 ans. Nous avons même profité de longs moments de silence pendant lesquels nous nous contentions de nous sourire et d'admirer le paysage.

J'avais l'impression que ma fille allait dévorer tout son immense granita, mais lorsqu'elle est arrivée à la dernière bouchée, elle me l'a tendue et a dit avec fierté: "je t'ai gardé la dernière bouchée juste pour toi, maman".

Jamais de la glace pilée n'aura été aussi bonne, et je me suis rendue compte que je venais de conclure le marché du siècle.

J'ai accordé un peu de temps à ma fille, et en retour, elle m'a donné la dernière bouchée de sa friandise et m'a rappelé que les choses ont meilleur goût et que l'amour s'épanouit bien mieux lorsqu'on prend le temps de prendre le temps.

Que ce soit pour...

Manger une granita

Cueillir une fleur

Boucler une ceinture de sécurité

Casser un oeuf

Chasser les coquillages

Observer les coccinelles

Déambuler sur le trottoir

Je ne dirai plus jamais "nous n'avons pas le temps", parce qu'en fin de compte, c'est comme si on disait "nous n'avons pas le temps de vivre".

Prendre le temps de savourer les petites joies du quotidien est la seule façon de pleinement profiter de la vie.

Et croyez-moi, j'ai appris cette leçon de l'experte mondiale dans le domaine de profiter-pleinement-de-la-vie!

 

 

Suivre Rachel Macy Stafford sur Twitter: www.twitter.com/handsfreemama

 
°Lever la main contre la fessée

Quand on frappe les adultes, c'est une agression

Quand on frappe les animaux, c'est de la cruauté

Quand on frappe les enfants, c'est pour leur "bien".....

(Campagne du Conseil de l'Europe contre les châtiments corporels à l'encontre des enfants)

FINI LA LOLETTE, 10 conseils pour s'en passer

 

Elle apporte du réconfort, satisfait le besoin de succion, aide pour s’endormir – et est vertement critiquée par les dentistes et les orthodontistes: la sucette.

 
 
 
 

En effet, le compagnon fidèle en silicone n’a pas que des aspects positifs. Si la sucette est utilisée trop souvent et trop longtemps, elle peut être la cause de mauvaise position des dents ou de la mâchoire.

Il est dès lors recommandé de procéder par étapes, avec patience et d’avoir recours à des stratégies originales pour déshabituer votre enfant de la sucette – une mission certes difficile. Pendant une période transitoire, vous pouvez, par exemple, commencer à ne donner la sucette à votre enfant que pour dormir. Après un certain temps, vous lui expliquez qu’il est désormais trop grand pour la lolette et qu’il est temps de s’en séparer définitivement.

Nous avons réuni pour vous les dix meilleurs conseils pour aider votre petit à dire adieu à la lolette et à surmonter cette séparation de façon ludique et peut-être même amusante.

Conseils Famigros

Le mystérieux collectionneur de lolettes
Emballez toutes les sucettes dans une boîte joliment décorée et envoyez-la à l’adresse d’un mystérieux et généreux collectionneur de lolettes (aux grands-parents, par exemple, qui pourront éventuellement envoyer – de façon anonyme – un petit cadeau avec une lettre de remerciements).
  L’arbre à sucettes
Les enfants peuvent accrocher leur sucette à un arbre déjà orné de nombreuses lolettes. Ils constateront que leur compagnon est en excellente compagnie! De plus, vous pouvez régulièrement rendre visite à l’arbre. Il existe déjà de tels arbres à Rünenberg/BL, à Brienz dans l’Oberland bernois ou encore au zoo de Zurich, par exemple.
  Pardon?
S’exprimer de façon claire et distincte avec une sucette vissée dans la bouche est tout simplement de l’ordre de l’impossible. Cela peut même avoir des conséquences négatives sur le développement du langage. Faites alors simplement exprès de ne pas comprendre ce que votre enfant vous dit lorsqu’il a la sucette dans la bouche. Et félicitez-le lorsqu’il s’exprime clairement parce qu’il a pensé à enlever la lolette pour parler.
  Le plaisir d’offrir
Y’a-t-il un nouveau-né dans votre entourage? Rendez visite aux jeunes parents et motivez votre enfant pour qu’il offre sa sucette joliment emballée comme cadeau de bienvenue à ce petit être. En effet, ce tout petit bébé a bien plus besoin de la tétine que votre enfant qui est déjà grand...
  Récolter des fruits
Aidez votre enfant à enterrer sa sucette dans le jardin ou dans un pot de fleur et plantez-y quelque chose de spécial. Des myrtilles, par exemple. Ainsi, votre petit pourra récolter les petites baies, délicieuses grâce à la sucette qui se révèle être un excellent engrais...
  Un souvenir un peu différent
Laissez votre enfant choisir un joli souvenir durant vos prochaines vacances. En échange, votre enfant «abandonnera» sa sucette dans un lieu spécial (dans le sable, par ex.). Ainsi, le lieu de vacances gardera longtemps un souvenir de votre visite. N’oubliez pas de récupérer discrètement la lolette pour la jeter de façon appropriée.
  L’union fait la force
Connaissez-vous des parents dans votre entourage qui sont dans la même situation et qui aimeraient aussi déshabituer leur enfant de la sucette? Convenez d’une date pour organiser une belle fête au cours de laquelle les enfants – tels des brigands – pourront enterrer leur trésor (la sucette) dans la forêt. (Pensez à récupérer discrètement les sucettes pour les éliminer de façon appropriée).
  Faire appel au pédiatre
Une personne qui inspire le respect peut également être une aide précieuse pour se séparer de la lolette: de nombreux pédiatres reçoivent très volontiers les lolettes et récompensent cet acte courageux par un petit cadeau. Demandez à votre pédiatre s’il serait d’accord de vous rendre ce service.
  Un simple oubli
Un conseil  pour les plus courageux: «oubliez» la tétine la prochaine fois que vous partez en vacances. Et il n’est pas si simple d’en trouver une nouvelle sur le lieu de vacances... Votre enfant le comprendra certainement et, grâce au nouvel environnement, l’effet de manque sera probablement atténué et la tristesse plus vite surmontée..
  Bien planifié
Prenez un agenda et installez-vous comme des «grands» avec votre enfant. Fixez ensemble une date (que vous marquerez avec de belles couleurs dans l’agenda) à laquelle la sucette sera solennellement jetée à la poubelle. Regardez régulièrement avec votre enfant le nombre de jours qui restent jusqu’au jour J...

 

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